Les Fées Fayettes - La BD

 

Croyance et récits

Dans le pays de Dun comme dans les monts du forez, l'on pense que les fées, ont été transformées en taupes, elles sont aussi les femmes des Sarrasins .Plusieurs noms de « lieux » associent les unes aux autres.

Les fées se seraient révoltées contre Dieu et furent changées en darbons (taupes) et condamnées à ne jamais revoir le jour. Les pattes de la taupe ressemblent à de petites mains « ce qui prouve bien la vérité de cette métamorphose ».

Les Fayettes = fées en patois

Roches Fayettes = rochers en forme de bassin, qu'on dit avoir servi aux sacrifices (druidiques) la roche fayette est un diminutif de "Fay" soit "bois de la fay" qui signifie "le bois de hêtres" les roches fayettes sont les roches de la hêtraie.

Les fayettes de Dun ont laissé de bons souvenirs dans la contrée. Génies bienfaisants, elles n'étaient redoutables que pour les personnes avares. Si elles prenaient quelques fruits sur les arbres, quelques poignées de chanvre ou de blé dans les terres elles rendaient d'utiles services aux bons cultivateurs : elles chassaient des récoltes les animaux nuisibles, soignaient les petits enfants dans les maisons, alors que les parents se rendaient aux travaux des champs. Les Fayette étaient d'une haute probité.

S'ils leur arrivaient d'échanger leur bébé contre un petit humain, elles en prenaient soin, les fayettes aiment rire et s'amuser.


Dun, culte druidique

Nous ne pouvons pas ignorer, l'influence que la civilisation celte a eue sur notre sol.

L'art celtique était d'abord Un art symbolique au service de l'imaginaire, du fantastique et des réalités invisibles.

Depuis le fond des âges, les hommes ont vénéré certains sites, une source, un rocher, un arbre ainsi que certaines constellations en qui se manifestait quelque chose de mystérieux, d'invisible mais aussi réel et aussi nécessaire à la vie, que le soleil, la terre et l'air, l'eau et le feu.

Des lieux "sacrés" dont on cherchait à bénéficier des pouvoirs régénérateurs et des forces naturelles pour se guérir de toutes les maladies du corps et de l'âme.

Dun, faisant partie de ces lieux, les druides adoraient les Dieux suprêmes, croyaient en l'immortalité de l'âme, connaissaient la hiérarchie des anges. Ils respectaient le corps de notre mère, la TERRE qu'ils considéraient comme un corps vivant traversé d'une multitude de courants vivifiants.

C'est du Xème au XIIème siècle que l'art roman s'épanouit dans l'occident européen, cet art n'a rien de Romain, nombres de petites chapelles romanes ont été construites sur les lieux sacrés déjà christianisés.


La Forteresse de Dun

DUN : mot celtique qui signifie lieu élevé.

Les barbares qui ont envahi la Gaule ignoraient à cette époque l'art de construction des châteaux. II n'y avait au VIIIème et IXème siècles que très peu de forteresses ce qui facilita les invasions des Sarrazins et des Normands. C'est à cette époque du haut Moyen Âge qu'il faut ramener la date des fortifications de DUN (il est certain, cependant qu'avant l'époque barbare du haut Moyen Âge, des constructions existaient déjà à Dun).

DUN : Construction primitive, construction sommaire, forteresse hérissée de tours et de murs carrés.

Une citerne était creusée dans le sol et fournissait l'eau dans la citadelle (voir beaucoup de sources dans la forêt ).

En dehors des premières nécessités de la vie, tout était consacré à la défense. Fenêtres réduites à des lucarnes en fente, pierre et bois, pas de métaux. Existence semi barbare , grosse tour carrée Muraille grossière faite de pierres sèches et de terre.

Il est à remarquer que la forme carrée est la plus utilisée jusqu'au XI le siècle, à Dun en raison aux coups, les angles sont arrondis. Le gibier abondait et fournissait à la table des Seigneurs un appoint indispensable. Les comtes de Macon avaient fait de DUN une des principales places fortes de leur comté.

Le roi, enfant par l'âge, mûr par le courage et le talent des armes, les abattit par la guerre plus promptement qu'on ne pouvait l'espérer, et les força à courber l'échine sous le joug de l'église...

Nous sommes entrés en Bourgogne avec une nombreuse armée royale (in multa regni copiâ burgundiam intravimus).


Une jeune bergère

Une jeune bergère descendait le sommet avec son troupeau lorsqu'une petite fayette s'approcha d'elle et lui demanda d'une voix douce : "s'il te plaît viens m'aider à étendre ma lessive car ce soir c'est la pleine lune et je n'y arriverai pas toute seule..".

Il y avait là des vêtements de soie, de mousseline, de dentelles légères et jamais notre petite bergère n'avait touché de tissus aussi doux, aussi délicats...

Quand tout fut terminé, la fayette remplit la pochette de son tablier de feuilles de frêne, de petites feuilles toutes fraîches et plates comme si elles avaient été repassées.

"Voila ton payement jeune fille et bien le merci !", et elle disparut dans la forêt.

C'est alors que la jeune bergère rejoignit son troupeau et descendit le sommet en sautillant sous les pâles rayons de la lune blafarde. En cours de route, cette grande poche pleine de feuilles s'avéra fort encombrante surtout quand on court et quand elles viennent rebondir sur vos genoux. Alors la petite bergère jeta toutes les feuilles, toutes, sauf celles qui étaient restées cachées au fond de la poche du tablier et qu'elle n'avait pas vues.

En arrivant au village, ce ne fut plus des feuilles de frêne qu'elle retrouva dans la poche de son tablier mais des pièces de vingt francs en or, des louis d'or !

Bien sûr, dès les premières lueurs du matin, la petite bergère retourna là où elle avait jeté les feuilles... mais elle eut beau chercher et chercher encore, elle ne retrouva ni feuilles, ni pièces d'or !

 

 
 

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